Lycée Louis le Grand

depuis 1563

 

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Les diplômes du baccalauréat 2017

peuvent être retirés au secrétariat élèves

entre 8h30 et 18h

(15h le mercredi)

La Sorbonne (en construction)

 

Sommaire

Histoire
La Sorbonne aujourd'hui

Informations pratiques

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Histoire

 

 

La Fondation de l'Université

La Sorbonne fut fondée en 1257 par un chanoine de Paris, Robert de Sorbon originaire des Ardennes et devenu confesseur de Saint Louis. A l'origine, 16, 20 puis 32 étudiants pauvres se destinant à la théologie devaient recevoir asile et enseignement dans ce collège selon le concepte Vivere socialiter et collegialiter et moraliter et scholariter ("vivre en bonne société, collégialement, moralement et studieusement").

L'Université théologique médiévale (1300-1500)

Peu à peu se dévelloppe une des plus grandes universités d'Europe. Pendant tout l'Ancien Régime, la Sorbonne sera le centre des études théologiques et le siège de l'Université de Paris. Elle jouera ainsi un rôle religieux important notamment par sa condamnation des Templiers sous Philippe le Bel. Sa prise de position successivement en faveur des bourguignons puis des anglais pendant la guerre de Cents-Ans et la condamnation à mort de Jeanne d'Arc dont elle fut à l'origine en détachant à Rouen l'êveque Pierre Cauchon qui instruisit son procès coûtera beaucoup à l'Université. Outre le défaut de recrutement de nombreux étudiants puisque son champ d'action s'était limité au Nord de la France, elle perdit le soutien que le roi lui portait au profit des autres collèges qui deviendront ses rivales.

En 1469, la première imprimerie de France fonctionne à la Sorbonne sur ordre du roi.

 

 

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Armand - Jean du Plessis, êveque de Luçon, Duc et Cardinal de Richelieu, premier ministre de Louis XIII (1585-1642)

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Le tombeau du cardinal de Richelieu dans l'Eglise de la Sorbonne

La puissante faculté religieuse de la renaissance(1500-1700)

L'enseignement théologique dogmatique et magistral dispensé s'attirera de nombreuses critiques des humanistes notamment Guillaume Budé qui en 1515 crée avec le soutien de François Ier le Collège Royal (aujourd'hui Collège de France) avec des chaires de latin, de grec, d'hébreux, de Mathématiques mais pas de théologie, la Sorbonne ayant obtenue son interdiction par le Parlement de Paris en 1546.

A partir du XVème, de lieu d'hébergement et d'enseignement, elle devient une force politique temporelle par l'importance du rôle de ses représentants dans les concils religieux et dans les assemblées du clergé séculier. Entre 1500 et 1700, la Sorbonne ne cessera d'entrer dans des luttes ouvertes tantôt contre les protestants pendant les guerres de Religions ce qui lui vaudra de se heurter à nouveau aux Jésuites, concurents dans l'enseignement théologique, rappelées à Paris par Henri IV tantôt dans le combat janséniste. Disposant d'un droit de censure, elle ne cessera de condamner toute avancée scientifique notamment au XVIIème avec les travaux de Descartes et Liebnitz qu'elle ne reconnaitra d'ailleurs que pour mieux combattre les philosophes des Lumières.

Le mécénat de Richelieu

Menacée de ruine car sans protecteur fortunée, l'Université trouve en le cardinal de Richelieu futur premier ministre de Louis XIII un dirigeant avisé qui la fera reconstruire totalement de 1624 à 1642. Membre de la société de la Sorbonne depuis ses 22 ans, Richelieu postule en 1622 pour devenir proviseur de l'université. Les plans furent reconçus et une nouvelle Eglise grandiose fut reconstruite, sur des plans de Jacques Le Mercier, par le maçon Jean Thiriot de 1635 à 1642, à la mort de Richelieu, puis achevée, non sans mal, par la duchesse d'Aiguillon, son exécutrice testamentaire. C'est dans cette chapelle qu'est enterré, "au centre d'une croix grecque surimposée d'une croix latine" le cardinal de Richelieu dans un monumental tombeau chef-d'oeuvre de la sculpture funéraire.

 

 

L'Université du XIXème siècle

Dès le début de la Révolution, les cours sont suspendus par la loi Le Chapelier du 17 octobre 1791. La société de "Sorbonne" est dissoute le 5 Avril 1792. L'Université est pillée plusieurs fois par la population parisienne en colère bien que les livres de la Bibliothèque aient été transférés à la Biblothèque Nationale.

A partir de 1806, l'Université est rétablie par Napoléon. Elle apparaît plus que jamais comme un instrument du pouvoir et comme le fer de lance de sa politique d'éducation. L'Université est alors dirigée par un Grand maître qui a pour mission de former les cadres qui font alors défaut, notamment dans les disciplines juridiques et médicales. Napoléon crée également deux nouveaux "ordres de facultés", celles de Lettres et de Sciences, promises à un destin remarquable.

En 1821, l'église est controlée par les ultras. L'Université devient cependant vite un foyer de contestation surtout en 1848. Dans ses sections de sciences et de lettres, l'université recrute pour les cours publics de nombreux savants comme Geoffroy Saint-Hilaire, Ampère, Gay-Lussac ou Lamarck en 1809 ou Jean-Baptiste Dumas, Pasteur, Goethe, Guizot, Villemain, Victor Cousin et Michelet au milieu du siècle.

La Sorbonne bénificiera de la sollicitude de Napoléon III pendant le second empire, considérée avec le Collège de France comme un des établissements les plus importants. A partir de 1880, elle est rénovée et réorganisée par Jules Ferry. Parallèllement, elle est rebâtie et agrandie par Nénot entre 1885 et 1901 date à laquelle elle devient le principal établissement d'enseignement supérieur en France.

 

 

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La place de la Sorbonne

De 1945 à nos jours

Après la guerre, l'Université semble condamnée à éclater et à aquérir de nombreux terrains dans les quartiers de La Halle aux Vins (Jussieu) et de la Halle aux Cuirs (Censier). Dans l'optique de la politique de décentralisation mise en place à partir de 1960, de nombreuses facultés sont construites en Banlieue. Une deuxième faculté des lettres et sciences humaines est créée en 1964, en Banlieue, à Nanterre, dans l'actuel département des Hauts-De-Seine (Académie de Versailles). La crise de l'université et de l'enseignement qui apparaît dès les années 1960 masque en réalité des revendications plus profondes qui touchent aux fondements même de l'ordre social. Durant tout le long de la contestation étudiante de Mai 1968, le Quartier Latin et la Sorbonne en particulier seront les symboles des légendaires face à face entre C.R.S. et étudiants. Les événements parisiens démarrent place de la Sorbonne dans l'après-midi du 3 mai. L'Université, occupée par les étudiants du 13 mai jusqu'à son évacuation policière le 16 juin, sera le centre d'un Quartier Latin d'un genre nouveau, celui des manifestations de la rue Gay-Lussac et de la première fraternisation des étudiants et des habitants. Aux évennements de 1968 répond une nouvelle politique universitaire renforçant la décentralisation vers la banlieue. La région Ile-De-France, ancienne académie de Paris est divisée en 3 rectorats (Paris, Versailles, Créteil) en 1971 après la création, un an avant, de 13 universités en Ile-De-France. La Sorbonne en ressort boulversée bien qu'elle accueille toujours l'organe de contrôle des Universités de Paris.

 

 

La Sorbonne aujourd'hui

Université de Paris II et III, elle contient 22 amphithéatres, 2 musées, 16 salles d'examens, 22 salles de conférences, 37 cabinets de professeurs, 247 laboratoires, une bibliothèque, une tour de physique, une tour d'astronomie, des bureaux, les appartements du recteur... Les salles, galeries, amphithéatres sont décorés de tableaux historiques ou allégoriques. Dans le Grand Amphithéatre se trouve le très célèbre "Bois Sacré" du Puvis de Chavannes. Le tombeau en marbre blanc de Richelieu se trouve toujours dans l'Eglise : long de cinq mètres, il représente le Cardinal à moitié allongé sur un baldaquin, assisté par la Piété au moment d'affronter le jugement dernier. Le duc de Richelieu, premier ministre de Louis XVIII et des universitaires morts pour la France reposent dans la crypte

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La cour intérieure de la Sorbonne

 

 

Informations pratiques

Adresses

45, rue des Ecoles : de 9h à 18h.
46, 54 rue Saint Jacques : de 9h à 18h.
12, rue Cujas : de 9h à 18h.
1, rue Victor Cousin : de 9h à 18h.
17, rue de la Sorbonne : Cour d'honneur - de 7h à 22h.
7, rue de la Sorbonne : de 7h à 22h.
75005 Paris

Accès Bus : Lignes 63, 86, 87 : Odéon ou Cluny et Lignes 38, 82 : Ecoles.

Métro : St. Michel ou Odéon (Ligne 4) et Cluny-La Sorbonne ou Odéon (Ligne 10)

RER : Luxembourg ou Saint-Michel-Notre-Dame (RER B) et St. Michel - Notre-Dame (RER C)

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