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Les Eglises Saint-Séverin, Saint-Julien-le-Pauvre et Saint-Etienne-du-Mont

 

Sommaire :

L'Eglise Saint-Séverin
L'Eglise Saint-Julien-le-Pauvre

L'Eglise Saint-Etienne-du-Mont

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L'Eglise Saint-Séverin

 

 

Histoire

Au VIème siècle, en plein Moyen-Age, la légende raconte qu'un solitaire du nom de Séverin qui habitait à l'emplacement actuel de l'Eglise fit entrer dans les ordres le petit-fils de Clovis, Clodoald. Le petit oratoire élevé en son honneur fut détruit lors des invasions normandes. Une église, prenant le nom de Saint-Séverin en l'honneur d'un autre Saint Severin, abbé hélvète fut reconstruite et devint au XIème siècle le centre de la paroisse de la Rive Gauche. Elle tint un rôle important si bien que Foulques, curé de Neuilly sur Marne y prêcha la quatrième croisade au XIIème siècle.

Dans la première moitié du XIIIème siècle, l'intérieur de l'Eglise est remodelé dans le style gothique tandis que la façade resta romane. Jusqu'au XVème siècle, de nombreuses constructions nouvelles en art flamboyant se substitueront aux anciennes constructions romanes.

En 1681, la Grande Mademoiselle, en proie à une brouille avec la paroisse de Saint-Sulpice devient la généreuse protectrice de celle de Saint-Séverin. Le Coeur est modernisé par Le Brun, les piliers sont recouverts de gaines de marbres et de bois.

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L'Eglise Saint-Séverin (extérieur)

 

 

saintseverinint.jpgL'Eglise Saint-Séverin (Intérieur)
L'édifice

Chaque travée de chapelle est recouverte par des toits en dents de scie ornés de pignons et de gargouilles en forme de monstre. La porte principale date du XIIIème siècle et a été transporté de l'Eglise Saint-Pierre-aux-Boeufs démolie en 1839.

L'église apparaît comme très large car les agrandissements réalisés au XIVème-XVème siècle ont été effectués latéralement. Pour une longueur de 50 mètres et une hauteur de 17 mètres, l'Eglise fait près de 34 mètres de large. On trouve à l'intérieur de l'Eglise des orgues réputés possédant un remarquable buffet Louis XV. Le double déambulatoire est en style flamboyant : les nervures des voutes retombent sur les piliers comme une palmeraie. Les vitraux datent de la fin du XVème siècle. La tour-clocher renferme la plus vieille cloche de Paris (1412).

 

 

L'Eglise Saint-Julien-le-Pauvre

Depuis le VIème siècle s'élevait à l'emplacement de l'Eglise actuelle un oratoire bâti sur la route de Saint-Jacques de Compostelle qui eut successivement pour patron Saint-Julien le Martyr, êveque de Brioude, Saint-Julien le Confesseur, êveque du Mans dit le Pauvre et Saint-Julien l'Hospitalier. Une église plus grande fut élevée de 1165 à 1220 par les religieux de Longpont pour les pélerins et les voyageurs sans argent sous le Nom de Saint-Julien le Pauvre.

Du XIIIème au XVIème, l'Eglise est le siège des assemblées de l'université. L'Eglise leur est cependant fermée en 1524 après que les étudiants aient malmené l'Eglise lors d'une réunion agitée. En 1655, l'Eglise devient une chapelle de l'Hôtel-Dieu. Fortement endommagée au XVIIème siècle, elle sert de grenier à sel pendant la Révolution.

Depuis 1889, elle est rendue au culte catholique. On peut y observer de nombreux vestiges du XVIIème siècle dont le portail ou la nef ainsi qu'une pierre tombale du XVème siècle.

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L'Eglise Saint-Julien-le-Pauvre

 

 

L'Eglise Saint-Etienne-du-Mont

 

 

Histoire

Au milieu du Moyen-Age, les serviteurs de l'abbaye de Sainte-Geneviève située à l'emplacement actuel du Panthéon suivaient régulièrement les offices dans la crypte de l'Eglise abbatiale. Cependant, leur nombre sans cesse croissant décida en 1220 les abbés à faire construire une église paroissiale jouxtant l'abbaye dédiée à Saint-Etienne et dans laquelle on vénérerait tout particulièrement Sainte-Geneviève.

L'Eglise devient cependant vite petite et des travaux pour rebâtir l'édifice en commençant par la tour-clocher et l'abside commencent en 1492. La première pierre de la façade est posée en 1610 par la reine Margot, première femme d'Henri IV et la consécration a lieu en 1626.

 

 

L'édifice

La façade est unique puisqu'on peut y observer trois frontons superposés au centre dont l'un est triangulaire, le suivant cintré et le troisième en pignon depuis la restauration du fronton par Baltard en 1861. La structure de l'intérieur datant du XVIème siècle est en style gothique.

Le Jubé de l'Eglise, galerie supérieure transversale pour la prédiction et la lecture des Epitres et de l'Evangile, est remarquable par la largeur de son arcade qui permet aux fidèles de voir le choeur. Deux beaux escaliers en spirale conduisent au Jubé dont le centre est décoré en style renaissance et dont les portes latérales sont de style classique. Les voûtes sur croisées d'ogive du choeur sont décorées de clefs pendantes, retombant au centre d'un réseau de nervures en étoile.