Lycée Louis le Grand

depuis 1563

 

(en cas d'affichage défectueux, merci de rafraîchir la page)

Flash info

Les diplômes du baccalauréat 2017

peuvent être retirés au secrétariat élèves

entre 8h30 et 18h

(15h le mercredi)

Le Collège de France

 

Sommaire

fleche dLes Grands Thermes
L'emplacement médiéval

La constitution du Collège Royal

L'établissement du XIXème et XXème siècle

Informations pratiques

Retour au sommaire

 

 

Les Grands Thermes

Au Ier siècle après Jésus-Christ, de nombreux romains s'installent sur la Montagne Sainte-Genviève. Cette colonisation de la Rive Gauche s'accompagne d'une part de la destruction de l'ensemble des ateliers, entrepôts et maisons construites autour du Grand Axe Orléans-Soissons qui traverse Lutèce ainsi que par la construction des édifices romains classiques. C'est à cette époque que sont construits les Grands Thermes de Lutèce ainsi que les Thermes de Cluny. Ce vaste établissement thermal comprenant cours, salles et jardins s'étendait sur près de 12000 m². L'alimentation en eau était assuré comme pour Cluny par l'aqueduc relié à la plaine de Rungis. L'établissement fut détruit par lors des invasions barbares au IIIème siècle.

grandthermes.gif

Les Grands Thermes (Gravure)

 

 

quartierauquinzieme.gif

Le quartier au XVIe siècle
(Au centre, on observe le Collège de Cambrai et à gauche, le Collège de Tréguier se trouve dans l'ensemble de maisons)

L'emplacement médiéval

Après les invasions, le quartier n'est cependant pas complétement déserté puisque quelques artisants et habitants occupent les ruines des Thermes jusqu'au IXème siècle. Découvertes en 1846, celles-ci ont d'ailleurs totalement disparues depuis 1939.

A partir du IXème siècle, le quartier est divisé en parcelles (ou "lanières"), dans lesquelles on trouve des maisons qui comportent vraisemblablement de deux à quatre étages. Dans l'optique de l'installation des universités sur la Montagne Sainte-Genviève au XIVème siècle, ces maisons furent achetés par de riches religieux désireux d'y fonder un collège qui attirerait de nombreux étudiants de Province grâce au rayonnement de l'Université de Paris. En1325, le chantre de l'église de Tréguier fonda le Collège "de Tréguier et de Léon" pour de pauvres étudiants bretons. Vingt ans plus tard, le Collège "des trois Évêques" qui deviendra assez vite le Cllège de Cambrai fut constitué par les évêques de Cambrai, de Langres et l'archevêque de Reims.

 

 

La constitution du Collège Royal

La fondation du Collège des "trois langues"

Les universités du Moyen-Age comme la Sorbonne parlaient un latin barbare et l'étude des auteurs antiques tels Horace ou Virgile y est proscrite. En 1530, sur les instances du grand humaniste Guillaume Budé, François Ier nomma les 6 premiers "Lecteurs royaux" : trois pour l'hébreu, deux pour le grec et un pour les mathématiques dont le but était d'enseigner les matières que l'Université très religieuse de Paris ignorait et dédaignait.

L'emplacement prévu pour la construction d'un batiment qu'il prévoyait somptueux fut d'abord celui de l'actuel institut de France mais il mourut sans que son projet ne soit réalisé. Son fils, Henri II, logea les lecteurs de ce "Collège des trois langues" dans les collèges de Cambrai et de Téguier pour y enseigner les bons auteurs latins, grecs et hébreux.

La longue construction du Collège

Henri IV décida finalement d'acquérir les collèges de Tréguier et de Cambrai et de les détruire pour construire à la place le Collège royal de France. Seule une partie des plans exécutés par l'architecte Claude de Chastillon seront mis en oeuvre après la mort d'Henri IV par sa femme, Marie de Médicis alors qu'elle était régente du royaume. Seule une aile du collège est terminée. Aux trois langues et aux mathématiques s'ajoutent alors la médecine, la chirurgie, la philosophie, l'arabe, la botanique, l'astronomie et le droit canon.

Malgré les protestaions des professeurs, il faudra attendre le règne de Louis XV pour que celui-ci octroye des crédits et confit à l'architecte Jean-François Chalgrin la construction des ailes entourant la cour d'honneur. Commencé en Mars 1774, les travaux seront achevés en 1778. Le Collège est rataché à l'Université de Paris en 1772.

bude.gif

Le Grand humaniste Guillaume Budé

collegeen1779agr.gif

Le Collège Royal de France en 1779 (Gravure)

 

 

college_de_franceeext.jpg

L'entrée principale du Collège de France aujourd'hui

college_de_francecour.jpg

La cour d'honneur

L'établissement du XIXème et du XXème siècle

Le Collège de France ne fut pas remis en cause pendant la Révolution française et réobtiendra même son indépendance vis à vis de l'Université de Paris en 1794. Tout au long du dix-neuvième siècle, de nombreuses chaires seront créées dans des domaines de plus en plus spécialisés tandis que le Collège sera agrandi au XIXème siècle jusqu'à la rue Saint-Jacques. Rataché en 1852 au ministère de l'Education Nationale, de Collège Royal puis Collège Impérial, l'établissement devient définitivement Collège de France en 1870 pour la proclamation de la troisième République. Il sera à nouveau agrandit en 1930 pour l'installation de nouveau laboratoires.

Aujourd'hui, de nombreuses chaires partagées avec les grandes universités européennes sont créées dans le cadre de l'Union Européenne.

De célèbres savants et écrivains enseignèrent au collège de France comme Ampère, Quinet, Michelet, Champollion, Marcelin Berthelot, Bergson et Paul Valéry. Dans le laboratoire à l'angle de la rue Saint-Jacques et de la rue des écoles, Claude Bernard effectua de nombreuses recherches dans le domaine de la médecine et Frédéric Joliot-Curie y réalisa la fission du noyau d'uranium avec son cyclotron.

 

 

Informations pratiques

Le Collège de France se répartit en trois sites (Marcelin Berthelot, Cardinal Lemoine, Ulm)

Adresses :

Siège : Collège de France, 11 place Marcelin Berthelot, 75005 Paris
Site Cardinal Lemoine : Collège de France, 52 rue du Cardinal Lemoine 75005 Paris
Site Ulm : Collège de France, 3 rue d'Ulm, 75005 Paris

Accès au siège Métro : Cluny-la-Sorbonne, Maubert-Mutualité, Odéon (Ligne 10) et Odéon, Saint-Michel-Notre-Dame (Ligne 4)
RER : Saint-Michel-Notre-Dame et Luxembourg (RER B), Saint-Michel Notre Dame (RER C)
Autobus : Lignes 21, 24,27, 38, 47, 63, 84, 85, 86, 87 et 89.

college_de_france2.gif

Situer sur le plan le siège